WOMEN'S DAY

8 mars 2017

Chez Help My Bike, start-up de réparation de vélo cofondée par une femme cycliste et triathlète (#quand elle a le droit de courir #genouxpourris), la Journée de la Femme prend tout son sens.

A cette occasion, nous avons décidé avec toute l’équipe de mettre en avant une fois par mois une femme et son vélo, pour les valoriser dans ce milieu très masculin, parfois intimidant et convaincre toutes celles qui hésitent encore à franchir le cap !

Pour lancer cette nouvelle rubrique, il nous tenait à cœur de faire appel à l’une de nos amies cyclistes, qui a accompagné nos premiers pas en triathlon et surtout nous a initié avec beaucoup de bonheur au vélo en montagne (merci les passages de cols qui piquent :))…!

Interview express de Carole Binjacar, cycliste talentueuse, triathlète avertie, traductrice pour Rapha, vendeuse pétillante au triathlon store, sémillante maman mais aussi reine des catastrophes de dernière minute et j’en passe des biens meilleurs….

 

Carole, parles-nous de ta rencontre avec le vélo, toi qui pédale maintenant quasiment tous les jours… Depuis quand ton vélo est-il devenu ton fidèle destrier ?

Depuis l’adolescence, pour me déplacer dans Paris, et de manière plus compétitive et assidue à partir de 98, suite à un accident de snowboard… Avec une triade du genou gauche, le vélo étant apparu comme la seule alternative pour remuscler le tout, maintenir l’articulation en place et éviter l’opération.

 

Quelle est aujourd’hui ta pratique du vélo ? Vélo boulot, cyclo-rando, triathlon, un peu de tout... ?

Commuting journalier en pignon fixe (un minimum d’entretien, solidité à l’épreuve de la ville, travail du pédalage « rond » au quotidien) – ascension de cols en vélo de route et découverte de nouvelles régions par la même occasion – triathlon en vélo de chrono pour faciliter la transition course à pied avec un travail de chaine musculaire différent.

 

Ton plus beau souvenir à vélo ?

L’ascension inachevée du col d’Oukaimeden dans l’Atlas marocain en 2012. J’ai été stoppée par une tempête de neige imprévue à la borne 5 du sommet, habillée en manches courtes, cuissard court et mitaines… J’ai dû m’arrêter sous un sapin en pleine hypothermie et attendre le passage d’une voiture providentielle pour redescendre.  La rage et la frustration, le thé à la menthe avec dix morceaux de sucre pour me réconforter une fois dans la vallée, l’envie d’y retourner dès le lendemain pour gravir les 5 derniers kilomètres. Un souvenir très fort.

 

Ton plus gros coup dur à vélo ?

Le même souvenir :). C’est ça le vélo : c’est dur et c’est bon à la fois. On passe de la joie à la douleur parfois dans la même heure.

 

Ton top 5 des meilleurs conseils vélo ?

- Porter un casque et des gants, même en été 

- Bien se nourrir et s’hydrater

- Avoir toujours de quoi réparer sur soi (chambre à air, démonte-pneus, pompe) même si on ne fait que du commuting ! ET une carte Michelin si possible

- Ne pas attendre que les douleurs deviennent chroniques pour faire régler son vélo par un professionnel (pas par un vélociste : aller chez un vrai kiné-posturologue spécialiste du cyclisme)

- Porter un cuissard (oui Mesdames, il en existe de très beaux et spécifiquement conçus pour nous les femmes)

 

A vélo, tu ne pars jamais sans… ?

Mon casque et des gants.

 

Ton prochain défi vélo ?

Faire du vélo en ville avec mon fils à l’arrière sur un fauteuil adapté et le prochain enfant devant sur un fauteuil lui aussi !

 

Un petit mot pour booster toutes les femmes qui hésitent et les aider à franchir le cap du vélo ?

Allez-y, mais essayez de ne pas partir seules les premières fois!

 

 

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